25 Mars 2011
La catastrophe de Fukushima entre dans sa troisième semaine. Depuis 14 jours, la centrale émet de très fortes doses de radioactivité dans l’atmosphère et contamine les eaux, les sols, les cultures… et les personnes. Il faudra probablement encore des semaines pour réussir à reprendre le « contrôle » de la situation. En espérant que le pire n’arrive pas avant : fusion totale des cœurs, voire explosion atomique dans le réacteur moxé, ou autres surprises « imprévisibles ».
Les conséquences à long terme se dessinent déjà. Encore un peu plus de radioactivité ambiante dans la biosphère, de nombreux cancers et autres maladies dans la région de Fukushima, un no man’s land autour de la centrale... Et ce scénario est peut-être bien un peu trop optimiste. Quel est l’ampleur réel du désastre ? Que se passe-t-il vraiment sur le site ? Ce qui est sûr, c’est que les japonais vont en pâtir pour longtemps… L’eau de Tokyo est d’ores-et-déjà contaminée.
La Criirad demande en vain les mesures faites par les analyseurs d’air disséminés un peu partout dans le monde par l’AIEA avec l’argent de nos impôts. En vain, les données sont secrètes. Nous avons donc accès simplement à la radioactivité ambiante totale, très insuffisante pour qualifier les risques.
Une fois de plus c’est l’opacité la plus totale ; nos craintes étaient justifiées.
Partout dans le monde le parc des réacteurs est vieillissant ; les coûts de maintenance explosent. Quant aux coûts de démantèlement, il fait peur même aux nucléocrates qui nous ont imposé cette technologie ! Le risque d’accidents majeurs croît de jour en jour.
Le but du lobby est clair : B-A-N-A-L-I-S-E-R. Si nous ne disons pas stop maintenant, nous aurons le droit dans un futur proche à la « météo radiologique » tous les soirs au Vingt Heure. « Attention demain passage d’un nuage légèrement actif, ne sortez pas s’il pleut », avec une présentatrice en mini-jupe et un sourire grand comme ça, histoire de faire passer la pilule.
Quelle planète voulons-nous ? Quel avenir pour les générations futures ? Le débat n’est pas technique mais moral : NOUS DEVONS sortir du nucléaire.
Deux rassemblements ont déjà eu lieu sur Rennes, il nous faut poursuivre et renforcer nos actions. Dans le cadre du Tchernobyl Day - cette autre catastrophe dure maintenant depuis 25 ans et a déjà fait un million de victimes -, SDN-Rennes réfléchit, avec d’autres groupes et de simples citoyens, à l’organisation fin avril d’un événement d’ampleur pour marquer notre refus du nucléaire, qu’il soit civil ou militaire.
Ne laissons pas passer ce coup là…






Le 26 avril 1986, le réacteur N° 4 de la centrale soviétique (aujourd'hui en Ukraine) de Tchernobyl explosait. 